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Le yogourt est aux femmes ce que la viande est aux hommes ?

06.01.2022

Lorsqu’on pense à une galette de riz, ça sonne féminin n’est-ce pas? Et si on parlait de barbecue? Ça sonne plutôt masculin, voire viril. Notre perception de ce qu'on mange est nécessairement genrée et l’alimentation n’échappe malheureusement pas aux stéréotypes de genres*.

Les stéréotypes : partout!

Les stéréotypes de genres touchent de partout l’alimentation. Que ce soit à propos d’aliments (yogourt ou viande), de micronutriments (les protéines), en passant par les méthodes de cuisson (le barbecue!) ou bien les breuvages (le Whiskey par exemple). Les allégations nutritionnelles non plus n’y échappent pas : on associe «faible en gras» au féminin, alors que le masculin sera plutôt concerné par «riche en protéines». Il faut cependant se rappeler qu’à la base, un aliment n’est aucunement genré! 

Un idéal de féminité et de masculinité

Les stéréotypes de genres sont une construction sociale. C’est notre société qui a décidé que le rose est typiquement associé au féminin et le bleu, au masculin. Pas surprenant que l’alimentation n’y échappe pas! La culture dans laquelle nous baignons dicte aussi ce qui est respectable pour une femme et pour un homme de manger. Elle renvoie alors à un idéal de féminité et de masculinité. La femme doit manger des aliments allégés, des aliments sensuels (on n’a qu’à penser aux publicités de yogourt ou de chocolat). La femme doit aussi tenter de se faire mince et de restreindre sa consommation alimentaire. À l’inverse, l’homme doit manger beaucoup plus et doit manger des aliments riches, qui lui donnent de la force et le rendent viril. 

Nous sommes ce que nous mangeons?

Le «manger magique», c’est croire que les soi-disant propriétés de l’aliment ingéré seront automatiquement transférés à la personne qui le consomme. Bien évidemment, cela n’est pas soutenu par la science. Cependant, ce genre de discours occupe une place prépondérante dans la vie de tous les jours : les ingrédients des yogourts allégés font supposément perdre du poids, alors que la viande rendrait plus fort. Le jus vert et ses vitamines nous détoxifient, sans compter les huîtres qui sont aphrodisiaques. Il faut savoir les reconnaître!

Bien que les stéréotypes qui touchent l’alimentation peuvent parfois passer inaperçus, il n’en reste pas moins qu’il faut en être conscient. Nous ne devrions pas nous empêcher de manger ce qui nous fait plaisir dans le but correspondre aux idéaux de beauté véhiculés par la culture des diètes, pas même pour correspondre aux normes genrées! Les signaux internes que notre corps nous envoie devraient, dans la mesure du possible, prévaloir sur ce que l’on décide de manger. Alors peu importe votre genre, mangeons ce qui nous fait envie! 

Pour en apprendre davantage, les épisodes 46 et 51 du podcast On s’appelle et on déjeune traitent justement des mythes et stéréotypes de genres associés à l’alimentation! Pour les lecteurs plus aguerris, l’essai Steaksisme de Nora Bouazzouni est un excellent ouvrage à découvrir!

*Il est important de reconnaitre que les discussions à propos du sexe et du genre peuvent susciter plusieurs émotions, questionnements et débats pour certains. Cet article a été écrit dans une optique de vulgarisation, mais nous reconnaissons que le tout peut être fluide et qu’il est important d’en discuter.

 

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