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Le soya affecte-t-il la testostérone et d’autres hormones ?

10.14.2022

Le soya affecte-t-il la testostérone et d’autres hormones ?

 

L’impact de l’alimentation sur la santé hormonale est un sujet très tendance, voire encore controversé. Mais qu’en dit la science? Le soya a-t-il réellement une influence sur notre statut hormonal et notre santé globale? On vous propose donc aujourd’hui une petite mise à jour sur le sujet, à la vue des récentes découvertes scientifiques.

 

Qu’est-ce que le soya?

La fève de soya fait partie de la famille des légumineuses, au même titre que les pois-chiches, les haricots et les lentilles. Le soya peut être retrouvé sous différentes formes, telles que le tofu, le tempeh, le miso, les edamames, la boisson de soya et les autres imitations de produits laitiers, comme le yogourt ou le pouding de soya. Il existe une foule de recettes possibles!

 

Le cas des isoflavones

Le soya et ses dérivés contiennent des isoflavones, des composés végétaux qui ressemblent aux oestrogènes : on les appelle donc les phytoestrogènes. Mais il ne faut pas se laisser berner par leur nom, puisque ces composés ne se comportent pas du tout comme l’hormone dans notre corps! Les isoflavones jouent un rôle clé en prévention des maladies cardiovasculaires (1), sont associées à une réduction du risque de développer un cancer du sein (2) et pourraient même contribuer à réduire les bouffées de chaleur associées à la ménopause (3).

 

Le soya affecte-t-elle la testostérone chez l’homme?

Bien qu’il s’agit d’une phrase que l’on peut fréquemment entendre, il s’agit bien d’un mythe! À ce jour, les études scientifiques montrent que le soya ne modifie pas les niveaux de testostérone chez les hommes lorsqu’on consomme jusqu’à 150 mg d’isoflavone par jour (4). À titre d’exemple, cela représente l’équivalent de 5 tasses d'edamames ou 1.5 litre de boisson de soya! Un effet féminisant sur l’homme pourrait cependant être observé à une consommation de 360 mg d’isoflavones, quoique cette quantité est assurément excessive sur une base journalière et à long terme (4). 

 

Soya et fonction thyroïdienne

La consommation de soya n’affecte pas la fonction thyroïdienne chez les individus en bonne santé. Quoique les études soient encore minces sur le sujet, il est recommandé d’attendre un minimum de 4 heures après la prise d’hormones thyroïdiennes synthétiques avant de consommer un repas de soya, pour les personnes concernées (5). 

 

Qu’en est-il du cancer du sein?

Il s’agit encore d’un mythe que de dire que consommer du soya augmente le risque de développer un cancer du sein. En fait, c’est plutôt le contraire! La science montre que consommer des produits à base de soya contribue à la réduction du risque de développer le cancer du sein, tout en aidant même à sa rémission (2). 

 

Nutritionnisme

Le nutritionnisme est un concept qui dit que l’on peut déterminer la valeur d’un aliment et ses effets simplement par les nutriments qu’il contient. Et le soya en est un parfait exemple! Lorsqu’on prend une bouchée de tofu ou une gorgée de boisson de soya, on ne consomme pas seulement des isoflavones. On mange des protéines, du gras, des fibres et, surtout, du plaisir et des saveurs! Lorsqu’on tente d’évaluer un aliment, il faut penser à sa globalité et non pas simplement s’attarder aux molécules qu’il contient. 

 

Références

  1. Ma, L., Liu, G., Ding, M., Zong, G., Hu, F. B., Willett, W. C., ... & Sun, Q. (2020). Isoflavone intake and the risk of coronary heart disease in US men and women: results from 3 prospective cohort studies. Circulation, 141(14), 1127-1137.

  2. Baglia, M. L., Zheng, W., Li, H., Yang, G., Gao, J., Gao, Y. T., & Shu, X. O. (2016). The association of soy food consumption with the risk of subtype of breast cancers defined by hormone receptor and HER2 status. International journal of cancer, 139(4), 742-748.

  3. Ahsan, M., & Mallick, A. K. (2017). The effect of soy isoflavones on the menopause rating scale scoring in perimenopausal and postmenopausal women: A pilot study. Journal of clinical and diagnostic research: JCDR, 11(9), FC13.

  4. Messina, M. (2016). Soy and health update: evaluation of the clinical and epidemiologic literature. Nutrients, 8(12), 754.

  5. Extenso. Le soya et l’hypothyroïdie. En ligne (dernière modification : 28 novembre 2012)

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