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8 choses à ne pas dire à votre nutritionniste !

09.13.2018

Les nutritionnistes rencontrent une variété de clients ayant des objectifs de santé varié. C’est lors de ces rencontres qu’on réalise qu’il existe encore beaucoup de mythes alimentaires et de stéréotypes sur les diététistes qui subsistent.

Dans cet article, j’ai recueilli les questions et commentaires que les diététistes entendent et qui nous font un peu grincer des dents intérieurement.

En lisant cet article plein d’humour, vous en apprendrez davantage sur la vision de la saine alimentation des nutritionnistes de cette décennie (et de ce siècle) et au passage, vous pourriez sauver du temps lors de votre prochaine visite chez la nutritionniste !

Voici un recueil de mes thématiques « problématiques » favorites :

1- « Tu ne peux pas comprendre, tu ne manges (tu n’aimes) certainement pas ça. »

On croit à tort que les nutritionnistes/diététiste ont une alimentation parfaite et n’aime pas la « malbouffe ». À cela je réponds : « Bin voyons ! Votre nutritionniste/diététiste est un(e) humain(e). » En effet, on mange de tout, même des poutines et du gâteau ! Et on aime ça ! Conclusion : On peut très bien vous comprendre !

2- Des mensonges ! Des presque-mensonges ! J’entends si souvent des phrases comme :

« Je ne devrais par dire ça, mais j’ai mangé une poutine hier. » Dans quel monde est-ce une bonne idée de mentir à l’expert que vous payez ? Sérieusement ! C’est possible que vous soyez gêné, honteux ou déçu de ce que vous avez mangé, mais jamais au grand jamais vous ne devriez mentir à votre professionnel ! Dire la vérité permet justement d’explorer une action dont on est moins fier, être rassuré et possiblement trouver des solutions pour la prochaine fois. La vérité en tout temps, c’est payant !

3- « Quels sont les aliments interdits ? »

Parfois, j’aimerais répondre à la blague :« Des aliments périmés, d’une couleur douteuse, poilus alors qu’il ne devrait pas l’être ». En vérité, il n’y a pas d’aliments interdits, surtout pas lors de la gestion du poids ! Parfois, pour des raisons de santé, on doit réduire ou limiter l’apport dans certains aliments. Encore là, on ne parle pas d’interdiction.

4- « Dis-moi c’est quoi LE meilleur/super aliment ( ou superfood) ? »

S’il y en avait, on vous le dirait ! Il faut également se rappeler que l’élixir pour l’un est le poison de l’autre. En vérité, il n’y a pas de super-aliments, mais il y a une « meilleure alimentation » : celle qui est variée, colorée, vous garde en santé, répond à vos préférences alimentaires et réalités financières.

5- « Est-ce le guide alimentaire canadien ? »

Le guide alimentaire canadien s’adresse à la population en santé en général ! Chez votre nutritionniste/diététiste, vous recevez de l’information personnalisée à votre situation de santé et à vos objectifs. Donc, non, ce n’est pas le guide alimentaire canadien dont on parle en consultation, à moins que vous ayez fait une demande spéciale pour que ce soit le sujet de la rencontre, ce qui serait surprenant ! ;)

6- « Combien de calories dois-je manger ? » ou « Combien de calories il y a là dedans ? »

Est-ce que vous connaissez beaucoup de bambins ou de personnes de 80 ans qui mangent en fonction des calories dans les aliments ? Moi non. Souvent, certains individus portent trop attention aux calories et pas assez sur l’expérience alimentaire. C’est comme si l’on s’inquiétait du prix de l’essence plutôt que sur le fait que notre auto est pleine ou pas. Si on remplit notre réservoir à l’excès, qu’on décide d’asperger l’auto puisque « ça vaut la peine » ou « c’est trop l’fun remplir l’auto ce soir », est-ce qu’on s’en sort avec une auto fonctionnelle ? Comme trop d’essence, trop de nourriture fait des dommages qui prennent du temps à réparer. Si la gestion du poids et de la santé était aussi simple que de la comptabilité de calorie, le problème de poids mondial serait déjà résolu!

7- « Je veux juste que tu me donnes un plan alimentaire » ou « Je veux juste savoir quoi manger pour atteindre X ( mon objectif de santé). »

Ce serait si simple si ça marchait. Quand on nous demande ça, c’est un peu comme si l’on nous demandait un régime ou une diète. Bien que notre titre soit « diététiste », ça ne veut pas dire qu’on est des « diététeuse » ou « créatrice-de diète-en-série » ! Avec l’expérience, nous avons appris que l’application d’un plan ou d’une diète rigide, comme les diètes commerciales, menait en vérité à une reprise de poids entre 2 et 5 ans suivant l’arrêt du suivi. La raison est simple : en suivant une diète, on n’apprend pas à mieux manger. On apprend à suivre un plan et quand on a terminé, on retourne dans nos vieilles habitudes. Le meilleur gage de succès est de faire des petits changements durables. Plusieurs petits changements deviendront de grands changements en un clin d’œil. Croyez-moi !

8- « Ai-je le droit de manger ça? » ou « Est-ce que je peux avoir un « cheat day » ou un jour de triche? »

Est-ce qu’on sous-entends ici qu’on se restreint les autres jours ? Ça me rappelle quelque chose… Ah oui ! Un régime, une diète ! Vous vous en doutez : non, pas de jours de triche, car rien n’est interdit. Au final, la question à se poser est : si vous mangez votre aliment « tricherie », est-ce que vous le savourez à 100% ? est-ce que vous en profitez ? Sinon, pourquoi l’avez-vous mangé ? C’est une perte de bonheur et de plaisir gustatif incalculable que vous ne reverrez jamais !

Conclusion : N’hésitez pas à poser des questions à votre nutritionniste/diététiste, mais donnez-lui la chance de vous prouver que tous ces mythes et stéréotypes sont révolus !

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