Blog

4 trucs pour arrêter de trop manger la fin de semaine

01.30.2018

Toute la semaine, vous avez commencé vos journées avec un bol de gruau nature avec des fruits, vous avez apporté votre propre lunch au bureau, et vous n’avez pas mangé un seul dessert, sans parler des nombreuses gâteries que vous avez refusées au travail. Arrive vendredi matin et vous avez déjà hâte à l’orgie de bouffe qui vous attend cette fin de semaine : ce soir ce sera une bonne pizza et une boisson gazeuse, probablement un bol de chips et quelques verres de vins par la suite pour être à jour avec les séries télé. Samedi, on fait des emplettes et on se paiera sans doute un resto rapide. En soirée, il y aura un souper au restaurant pour la fête d’un ami et finalement, un brunch en famille dimanche matin. Rendu dimanche soir, on se sent lourd, un sentiment de culpabilité nous envahit, et on s’accuse de manquer de volonté. 

Ça vous dit quelque chose? 

Vous n’êtes pas seul à penser que tous les efforts que vous faites la semaine sont anéantis par vos excès de fin de semaine. On me demande souvent comment arriver à être plus « raisonnable » quand vient le weekend. Ma réponse n’est sûrement pas celle que vous pensez. 

1- Il faut se défaire de nos « règles » alimentaires 

 Les règles alimentaires sont des règles que l’on s’impose et qui nous dictent quoi manger ou ne pas manger, quand manger ou ne pas manger, comment manger, combien manger, etc… Je vous donne un exemple : Je ne bois pas de vin du lundi au jeudi. J’en bois seulement la fin de semaine. 

Ces règles sont souvent très restrictives et ne sont pas réalistes. Elles sont trop difficiles à suivre et éventuellement, vous allez certainement les enfreindre. Que se passe-t-il à ce moment-là? Non seulement on se sent coupable d’avoir enfreint une règle, mais en plus on se dit que notre fin de semaine au complet est foutue, et on entre dans la mentalité du tout ou rien, ce qui m’amène à mon prochain point. 

2- Il faut se défaire de la mentalité du tout ou rien 

On veut tout faire pour bien manger. On suit un plan alimentaire strict, nos portions sont contrôlées, et on évite de manger certains de nos aliments favoris puisqu’ils sont soi-disant engraissants. Toute la semaine, on s’inquiète à l’idée de faire un faux pas. Arrive la fin de semaine, et on ne s’en peut plus de manger toujours la même chose, les fringales sont de plus en plus forte et « faute de volonté » on lâche prise. C’est la débarque. Et quelle débarque! 

On ne doit pas viser la perfection, mais plutôt la progression. On doit adopter des comportements alimentaires qui sont durables. Par exemple : j’ai vraiment envie de manger des pâtes ce soir. La dernière fois que j’en ai mangé, j’ai un peu abusé et j’ai eu mal au ventre par la suite.Je vais commencer par une petite portion, prendre le temps de savourer chaque bouchée, et je vais m’arrêter de manger lorsque je n’ai plus faim. Ou encore : j’ai vraiment envie d’un hamburger, mais les frites en accompagnement, je n’y tiens pas tant, j’opte plutôt pour une salade. Peu importe votre choix alimentaire, assurez-vous de bien vous sentir dans cette décision, autant pendant que vous mangez que par la suite. Une approche plus modérée qui est durable vaut beaucoup plus qu’une approche « parfaite » que l’on ne peut suivre plus que quelques jours. 

3- Il faut se défaire du fameux « cheat day » 

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le cheat day, il s’agit d’une journée dans la semaine où « tout est permis » et ce, sans limite. C’est une façon que plusieurs utilisent pour se récompenser d’avoir tenu leur diète pendant les 6 jours précédant. Viens alors l’orgie alimentaire – on se permet enfin de manger tous les aliments que l’on s’est défendu toute la semaine. Le cheat day achève, et sachant que le lendemain c’est le retour à la réalité, on commence à angoisser (et peut-être à manger plus). C’est le retour au purgatoire pendant 6 jours… Ce n’est pas une très belle relation avec la nourriture que l’on bâtit à ce moment-là. La solution est de se débarrasser du cheat day, et de se donner la permission de choisir ce que l’on veut toute la semaine, pas seulement la fin de semaine. On arrive alors à briser le cycle de restriction qui mène à l’excès pour avoir une approche dans la modération chaque jour de la semaine. 

 4- Il faut arrêter de rationaliser nos choix alimentaires 

La fin de semaine semble nous poser des pièges et nous pousse à manger plus. Les raisons sont multiples. On est sur la route, on a un repas de famille, on est occupé, c’est la fête de quelqu’un, on est seul à la maison et on n’a rien à faire. Toutes les excuses sont bonnes. 

Voyager, être occupé, ou les soupers de familles ne causent pas la surconsommation. On mange et on boit trop dans toutes sorte de situations. La raison que l’on se donne pour trop manger concorde tout simplement avec ce qui se passe à ce moment-là.
Rationaliser notre comportement alimentaire de la sorte nous invite à croire qu’on ne peut rien y faire, et nous pousse aussi à répéter ce comportement. 

Il est temps de se poser les vraies questions : pourquoi est-ce que je mange trop dans telle situation? Suis-je stressée, triste, ou heureuse? Est-ce que la nourriture devient une échappatoire? Est-ce que je m’impose trop de restrictions la semaine? Est-ce que la nourriture est devenue un de mes seuls plaisirs? Ou la seule manière de me récompenser? Il faut oser se poser ces questions pour trouver la solution. 

Si vous vous êtes reconnu à quelques reprises dans les comportements décrits plus haut, une nutritionniste pourrait vous aider à retrouver l’équilibre et à solidifier une saine relation avec les aliments.

Nous contacter, c'est la première étape vers la réussite de vos objectifs. 

Nous joindre